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jeudi, 30 août 2007

Royaume

 

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Tu es roi
Ici est ton royaume
Et tous honorent ta force, ton courage

Vois comme sont vertes les landes
hautes les cimes
profondes les mers

Royaume de perfection, Ô Roi
Voit comme est puissante la vie
Ton règne

Tu es roi ô mon Roi
Tes sujets savent la ferveur de ton coeur
Tu ne manqueras à aucun d'entre eux
à aucun de ceux qui ont foi
sans quoi des abysses déferleraient en cimes immenses
les plus hauts monts deviendraient mortelles marées
le vert regard des plaines s'étrécirait en un froncement stérile

O Roi,
ton royaume est le plus vaste
sois le plus sage
et n'oublie pas, Ô mon Roi
que ton royaume a reçu l'absolue beauté en héritage
 LZ 
* Depuis le Pic du Midi de Bigorre, photo de Jean-Marie Malherbe

mercredi, 29 août 2007

Dead Man, de Jim Jarnush

Relisant le poète William Blake, je me suis offert le plaisir de revoir le film de Jim Jarnush, Dead Man, avec le séduisant Johnny Depp dans le rôle de ... William Blake.9a133dbde40d51530f321173af0551f2.jpg
Un rapide rappel de l'histoire : Un jeune homme se présente au fin fond du Middle West pour prendre un poste de comptable. Nous sommes à l'époque de la construction du chemin de fer américain et le malheureux pied-tendre arrive en fait chez les barbares. A la suite d'un tragique hasard, il se retrouve en fuite, blessé, traqué pour avoir tué l'homme qu'il ne fallait pas : le fils du potentat local. Seul détail intéressant de ce fait divers somme toute banal dans un tel contexte : le jeune homme est l'homonyme du poète, dont il ignore même l'existence. Nobody, un indien lettré, va donner à la longue fuite de Blake un sens qu'elle n'a pas au départ et faire basculer dans la quête spirituelle ce qui était un non-sens.
Nobody est en effet persuadé que le jeune Blake est l'esprit du poète mort mais égaré, piégé parmi les vivants par erreur. Il le prend donc en charge pour lui permettre de retrouver son chemin : celui du monde des esprits, évidemment.
Quelques vers du poète scandent cette longue traversée des apparences (servis par une musique d'un Neil Young particulièrement inspiré) :
Every night and every morn
Some to misery are born;
Every morn and every night
Some are born to sweet delight;
Some are born to sweet delight,
Some are born to endless night.
Ils sont extraits du long poème "Proverbs", du recueil Ideas of good and evil. La suite de la strophe dit ceci :
Joy and woe are woven fine,
A clothing for the soul divine;
Under every grief and pine
Runs a joy with silken twine.
It is right it should be so;
Man was made for joy and woe;
And, when this we rightly know,
Safely through the world we go. 
 
Dire à quel point ce film est un enchantement poétique et esthétique est peu de chose. J'y trouve à la fois la dimension mystique de Blake, la conception de la vie et de l'au-delà d'une culture radicalement étrangère et l'initiation à la vie d'un héros à travers son lent cheminement vers la mort. Ce qui pourrait sembler absurde donne lieu à un anti-western posant question.
Nobody apprend petit à petit à son protégé à laisser tomber une à une toutes ses illusions, se dépouillant à l'extrême afin d'entrer, cette fois-ci sans erreur d'aiguillage, dans le domaine des esprits. Nobody veut la liberté du poète Blake et, ce faisant, il amène le jeune comptable à consentir à la mort.
Qui peut dire s'il n'a pas raison? Que sait-on ?
Qui est né pour la nuit infinie ? Les indiens exterminés ou les hommes blancs conquérants qui ne savent pas voir le chemin de la mort comme une libération ?
Qui est né pour les plaisirs exquis ? Ceux qui souffrent ou ceux qui jouissent ?
Oui, Je crois que Jarnush, tout comme Nobody, nous invite à visiter nos trop confortables certitudes.
Et ça, il n'y a pas à dire, ça fait toujours du bien...

mardi, 28 août 2007

Garde-robes

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Nos garde robes sont pleines de vêtements de pluie
et jamais ne tarissent
Nos chausses emplies des pleurs de nos chemises
nous font des culs grotesques et dissonnants
Que nous promenons à la vue de tous
fiers
ceinturés d'arcs-en-ciel

Si tant de nus ensoleillés sommeillent sous nos paupières
c'est que, par fascination du gris, nous les avons scellés
et d'authentiques verrous de désespoir
veillent

Des brises glacées tiennent bien serrés nos manteaux de raison
puis, la main gantée d'innocents chevreaux,
nous accueillons dignement la mort
sans avoir jamais soulevé nos oripeaux

 

LZ 

dimanche, 26 août 2007

Poésie

 
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La poésie ressemble à de la peinture quand elle crée des image

La poésie ressemble à de la musique quand elle accorde les mots

La poésie ressemble à de la littérature quand elle raconte des histoires

La poésie est un art étrange

au coeur du coeur

LZ

samedi, 25 août 2007

Un cheval fou

Un cheval fou traverse mes rêves
même éveillée, je le vois
son odeur de steppe ancienne
est une fragrance sans entrave

Un cheval
seigneur de grande liberté
arpente mes songes
Dans son sillage mes pensées s'emmêlent
bousculées dans un souffle de terres vierges

Un cheval aux crins d'insolence
court sans frein
dort sans toit
Mon âme est son territoire

 LZ 

William Blake : Smile and frown

Je relis en ce momment William Blake. Voici un petit poème particulièrement parlant pour moi,
extrait du recueil "Ideas of good and evil".

 

Smile And Frown
 
There is a smile of Love,
And there is a smile of Deceit,
And there is a smile of smiles
In which these two smiles meet .

And there is a frown of Hate,
And there is a frown of Disdain,
And there is a frown of frowns
Which you strive to forget in vain

For it sticks in the heart's deep core,
And it sticks in the deep backbone.
And no smile ever was smiled
But only one smile alone,-

And betwixt the cradle and grave
It only once smiled can be
And when it once is smiled,
There's an end to all misery. 

 

William Blake 

Babel

Il y a quelques temps, j'ai vu le film Babel, de Alejandro González Inárritu.

 

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L"histoire   est difficile à raconter car il y en a plusieurs enchevêtrées mais, contrairement à ce que disent les résumés du films, je la présenterai en disant que c'est l'histoire des émotions et des drames qu'un fusil laisse derrière lui.
Simple objet, l'arme est donnée par un riche chasseur japonais à son pisteur 
marocain, qui la vend à un ami, qui la confie à ses fils pour chasser les chacals.

C'est alors que chacun va être confronté à ses désirs et ses tentations. 

Les deux garçons rencontrent la jalousie. Très loin, une mexicaine doit choisir entre le mariage de son fils et la surveillance de deux enfants, ailleurs encore, une jeune fille apprend à vivre avec le souvenir de la mort de samère, un couple mal en point trouve des ressources qu'il ne 
soupçonnait sans doute pas, etc...

Alejandro González Inárritu saisit avec un réel brio l'exact instant où nous avons le choix : céder au désir, à la pulsion, alors que nous ne sommes pas prêts, jamais, à assumer les conséquences, ou bien être "raisonable", réfléchir et anticiper (ce que nous ne faisons qu'au prix d'un énorme effort, ou par réelle compassion)

Un très bon film sur cette question du choix, sur les émotions qui nous poussent à agir, même si bien sur, il y a d'autres pistes d'interprtations possibles, je le reconnais volontiers.

vendredi, 24 août 2007

Nuit

Nuit

certitudes ébranlées 

pleurs, chasse, cri d'oubli

 

Je veille sur d'incertaines obscurités

puis m'endors

sourde aux appels de la vigilance

 

Le monde vit

Jour-nuit Nuit-jour

aléa de conscience dans le flot des soupirs

souffles de vie

brisures de mort

et, double 

l'au-delà des apprences 

 

Dernière publication

Ceci,

pour ceux qui n'ont pas eu vent de mon dernier bébé:

"L'envers du silence", publié avec quelques difficultés 

mais merci aux Ursidés. 

Ouverture

Voici voilà,

Leila zhour crée un Blog, plus facile à maintenir à jour que le site internet.

Comme je manque de temps, j'espère être plus présente par ce biais.

Les textes en ligne sur le site restent bien entendu accessibles par l'adresse géocities de mes débuts (cf. les liens ci-contre).

A bientôt donc, pour toujours plus de poésie.

 

 

LZ.

 

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