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jeudi, 20 décembre 2007
Boucles folles, mèches rebelles...
*Boucles folles
mèches rebelles
courbures de cheveux en liesse
Les chevelures cultivent l'incertain jusqu'à la séduction
et ploient
et glissent
mouvantes toujours
mais à jamais figées dans la danse du désir
Boucles et mèches dessinent un territoire
que j'arpente
prédateur hérissé
à l'affût
J'écoute la ronde qui s'approche et s'éloigne
ce jeu constant
où ce qu'on veut est ce qui blesse
Au crépuscule des jours
quelles illusions peignent le ciel du sang de leurs révélations?
Mais quel silence, aussi, offre ombre et vérité
aux peintres de la solitude ?
Boucles tombantes
mèches lascives
Un terrain d'automne aux parfums de décrépitude
se déploie
Rôdeur encore
Je hume les promesses du gel
jamais repu
et aborde les rivages de la famine
pour veiller, sentinelle
sur la tourmente de farandoles sans avenir
en attendant une aube dont les saveurs restent à inventer
LZ
*Mucha, bien sur, très inspiré par Botticelli et sa Vénus naissante...
21:42 Publié dans Poésie au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chevelure, poésie




Commentaires
J'aime bien les "prédateurs hérissés" : Avec eux, nous ne sommes jamais sûr du lendemain - c'est ça la sauvagerie !
Bises
Ecrit par : Martin-Lothar | samedi, 22 décembre 2007
Euh, "sûr" avec un "s", c'est plus sûr, mais moins sauvage, c'est vrai...
Ecrit par : Martin-Lothar | samedi, 22 décembre 2007
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