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lundi, 31 décembre 2007

Diaporama de fin d'année

L'océan m'est un précieux compagnon, vous l'aviez sans doute deviné...

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Pour clore cette année 2007, je vous propose donc une promenade en photo.

Vous pouvez regarder le diaporama (à droite) tel que haut et for
le propose, mais si vous voulez le commentaire de chaque vue,
(bref, soyez sans crainte !) il vous faudra cliquer sur chacune d'entre elles.

L.Z. 

dimanche, 23 décembre 2007

Une petite semaine de vacances à Paris...

... où je n'aurai pas d'accès commode à internet. Nous partons dans une paire d'heures.
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Je vous souhaite de bonnes fêtes, même si j'en perçois parfaitement toute le côté conventionnel.Souhaitons de beaux cadeaux pour les enfants, un bon petit gueuleton plein de cholestérol pour les zadultes et, aussi, la possibilité de quelques grasses matinées et sorties entre amis.

J'emmène mes petits carnets, bien sûr.Bises à tous et à bientôt !

LZ

*La plage de l'aiguillon telle que je la laisse, à Arcachon, à l'aube, en cette saison.

jeudi, 20 décembre 2007

Boucles folles, mèches rebelles...

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Boucles folles
mèches rebelles
courbures de cheveux en liesse
Les chevelures cultivent l'incertain jusqu'à la séduction
et ploient
et glissent
mouvantes toujours
mais à jamais figées dans la danse du désir

Boucles et mèches dessinent un territoire
que j'arpente
prédateur hérissé
à l'affût
J'écoute la ronde qui s'approche et s'éloigne
ce jeu constant
où ce qu'on veut est ce qui blesse

Au crépuscule des jours
quelles illusions peignent le ciel du sang de leurs révélations?
Mais quel silence, aussi, offre ombre et vérité
aux peintres de la solitude ?

Boucles tombantes
mèches lascives
Un terrain d'automne aux parfums de décrépitude
se déploie

Rôdeur encore
Je hume les promesses du gel
jamais repu
et aborde les rivages de la famine
pour veiller, sentinelle
sur la tourmente de farandoles sans avenir
en attendant une aube dont les saveurs restent à inventer

LZ

 *Mucha, bien sur, très inspiré par Botticelli et sa Vénus naissante...

vendredi, 14 décembre 2007

Nous ne sommes pas séparés...

 

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Nous ne sommes pas séparés
Le premier à avoir dit " tu " nous a divisés
mais c'était toi et moi
nous ne sommes pas séparés

Qui croit être soi ?
"Sans toi je ne suis pas"
mais sais-tu à quel point ?
Le sais-tu ?

Tu es
mais en moi
et je ne suis pas une autre que toi
nous ne sommes pas séparés

Cette haine qui nous pousse
cette peur qui nous ébranle
c'est toi
c'est moi
un même esprit invente l'espace
pour y creuser des frontières

Crois-tu en toi ?
Tu existes si peu...

Que je m'efface devant toi
et plus rien ne dessine le contour
de ce en quoi tu crois

Nous ne sommes pas séparés, non
et cette haine
et cet amour
ne sont rien que cela
l'inexprimable état où tu et je sont innocents
Toi et moi sans réalité
car ni toi ni moi n'existons
hormis ce vide si plein

Amour
de toute éternité

LZ 

* Photo puisée dans la Phototheque d'aurelie ludo

mercredi, 12 décembre 2007

Lions for lambs, de et avec Robert Redford, + Tom Cruise et Meryl Streep

J'ai vu il y a quelques temps déjà, le dernier film de Redford et, si je n'ai pas trouvé que c'était son meilleur, je n'ai pas été déçue pour autant. C'est un film incontestablement sincère et courageux.

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Trois scènes se déroulent simultanément. La première est un entretien entre un sénateur (Tom Cruise) et la journaliste d'une chaîne télévisée fédérale (Meryl Streep). Le jeune et ambitieux sénateur veut promouvoir une pseudo nouvelle stratégie en Afghanistan (je simplifie). La seconde scène se déroule en Afghanistan, justement, où deux jeunes soldats se trouvent au cœur de cette "nouvelle" stratégie et en subissent les conséquences, fatales comme il se doit. La troisième scène, enfin, se déroule en Californie où l'ancien professeur de ces deux jeunes hommes (Robert Redford himself) se donne une heure pour convaincre l'un de ses élèves les plus talentueux de s'impliquer dans ses études (Science po ou son équivalent américain), d'en comprendre la portée morale, philosophique, sociale et politique.
 
Cette construction en trois séquences simultanées est très réussie. Elle permet d'éviter l'aspect dogmatique et chacun des tableaux éclaire les deux autres, lui donne du sens et l'enrichit. Très "Redfordien", dans un sens. Autre point positif de ce film, la remarquable performance de Tom Cruise, inquiétant à souhait dans le rôle de ce politique dévoré d'ambition et suintant le mensonge sans aucun scrupule, sans aucune honte non plus, face à une journaliste qui le déchiffre pourtant parfaitement.
Meryl Streep campe avec autant de succès la journaliste, une sorte de proie critique, si on peut dire, dans la mesure où elle n'est pas dupe de son petit discours mais où elle a abdiqué depuis longtemps déjà les valeurs humanistes qui l'ont poussée à embrasser la carrière de journaliste. Gauchiste fatiguée, son désespoir relève sans doute autant de son incapacité à défendre les valeurs auxquelles elle croit encore que de l'absence de relève et de soutien à ses côtés.
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Le sénateur rêvant de s'asseoir dans le bureau ovale renvoie au jeune étudiant paresseux et renonçant que Redford, en professeur engagé, essaie de secouer. Si Todd s'éloigne de ses études pour se glisser lentement mais sûrement dans une vie pantouflarde et égoïste c'est justement, prétend-il, lié à sa déception à l'égard du monde politique. Il ne veut pas devenir l'un des leurs, un parvenu aux mains sales. Son prof essaie donc de lui montrer que la politique de l'autruche ne vaut guère mieux et ne lui laissera pas les mains plus propres. Laisser faire, c'est approuver, tout le monde sait cela.
 
Pour lui prouver la valeur de cette assertion, il se met à lui parler de ses deux élèves qui, par engagement, pour justement contrer cette crasse politique ambiante, ont voulu faire de leur vie autre chose qu'une existence de moutons. Que ce choix les ait amenés à s'enrôler dans l'armée est présenté comme l'une des possibilités. Ils auraient sans doute aussi bien pu s'engager dans une ONG et œuvrer pour les sans papiers américains. Mais que Redford ait choisi l'armée comme symbole du réveil de la conscience politique n'est cependant pas innocent.
 
Les deux jeunes hommes livrés à la folie de la guerre sur un haut plateau enneigé de l'Afghanistan renvoient à leur tour à Todd de Californie, en chemise à fleur et au sénateur en costar à 10 briques. Ils sont en train d'éprouver dans la souffrance la stupidité et la vanité du discours du sénateur. Ils sont à la fois la représentation d'une certaine forme de courage politique, en tout cas à l'échelle individuelle, et de la plus absolue lâcheté, celle de l'état. A ce sujet, le personnage du commandant de leur unité est intéressant, même si secondaire, car il sait quelle erreur sont en train de commettre ses supérieurs mais n'a pas le moyen de l'éviter. Cela montre, me semble-t-il, à la fois la limite du courage individuel et la nécessité de ce courage, difficile paradoxe que le professeur tente d'expliquer à Todd.
 
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Redford nous dit que se réfugier derrière un "de tout manière, ils sont tous pourris", c'est un confort facile. C'est baisser les bras à petit prix. Ce n'est pas comme la journaliste qui a perdu la possibilité de choisir mais qui conserve sa lucidité, quitte à en souffrir. Non. Todd, c'est tous. Et je crois que si Robert Redford s'est adjugé le rôle du professeur, c'est précisément pour inviter son spectateur à regarder ce qu'il fait pendant que se déroule sous ses yeux la grande toile de la politique. Obligeant, il nous l'a même résumée en trois scènes concomitantes, nous incluant dedans. Notre état d'esprit fait le monde.
 
En cela c'est un film courageux. Mettre en cause la politique internationale des Etats Unis, la réduire à des soucis d'électoralisme ou d'effet d'annonce n'est certainement pas politiquement correct. Je déplorerais juste l'aspect un peu trop volontaire de l'incitation à se bouger les neurones. Il faut le faire, aucun doute là-dessus mais la démonstration était assez brillante sans qu'il y ait besoin de le dire de manière si appuyée. C'est ma principale réserve. Elle n'est pas bien méchante, vous voyez…
 
Allez voir ce film, c'est de toute manière intéressant. La construction m'a vraiment séduite, brillante. Ca fait penser à Robert altman. Pour le reste, le débat reste toujours ouvert mais dans la lignée d'un Lord of war spectaculaire, Lions et Agneaux ne démérite pas.
 
LZ 

lundi, 10 décembre 2007

La trahison a la saveur amère...

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La trahison a la saveur amère des regrets
La trahison n'a ni regards ni rires

Trahir, c'est mourir en croyant vivre
se perdre dans la plus sombre partie du Labyrinthe

Qui n'a trahi, un jour ?
Qui n'a menti, un soir de lassitude ?

Pardonne, mon âme, à ces mots vils
leur triste chemin, hier, dans le cœur d'un ami
Pardonne l'abandon des mots à un rêve facile

Dans le miroir de l'aube
je croise des yeux qui me désignent
et mes yeux s'appauvrissent de chagrin

La trahison à la saveur amère
d'un poison sans remède

LZ

mardi, 04 décembre 2007

Gel

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Soudures de givre
Fusion des lumières
Je libère la beauté
Le long de sentes se figent les arômes d'été

Des chiens perdus
des hommes aussi, endeuillés d'armes fanées
arpentent mes terres
et tremblent d'affût
cupides jusqu'à la fierté

Voici mon frère !
Coiffeur aux doigts habiles
il ébouriffe les fourrures
mêle les pistes
tresse des mèches de feuilles rousses
en rideaux de splendeur

Hurlent les bêtes
Grondent les hommes
Je chasse et traque aussi un invisible gibier
Mes pas font craquer le bois et l'os
main posée sur la brûlure de la vie

Voici ma soeur !
Ténèbres aux habits lourds de pluie
Chuintement de parole qui effraient
Les chiens tremblent
Les hommes se taisent

Rentrez tous !
Restez dans vos lieux sans grandeur
Je vais le long des sentes du temps
Mon nom demeure ce fléau aux accents si purs
que l'eau et la lumière se figent ensemble
dans mes pas

Je vais encore quand tous se taisent et
partout
je dépose le baiser brûlant de l'hiver

LZ

dimanche, 02 décembre 2007

Le milieu s'est égaré...

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Le milieu s'est égaré
Sans pivot sans racine,
La solitude m'illumine

De milieu, jamais je n'en eus
et j'erre sans extrême ni centre dans le dédale d'une existence sans limites

Certains savent
Avec gravité
leur coeur a la couleur d'un être cher
la fureur d'une passion
la douceur d'un alcool

Ils nomment une chose
Elle devient ce milieu de soi
tandis qu'autour dansent les papillons électriques
Tandis qu’autour, le monde gravite

Comment, pourquoi n’ai-je rien trouvé de tel?
C'est l'histoire d'un temps perdu
Aujourd'hui, je suis mer sans rivage

Là où je finis je débute
et jamais nulle part ne se dresse le phare proclamant l'ici

Le coeur de mon âme s'est dissout à jamais

LZ
Vermeer : La femme à la balance 

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