lundi, 28 janvier 2008
L'homme se pavanne...
*L'homme se pavane parmi des machines ronronnantes
Enserré peu à peu
il cerne le monde de câbles et d'ondes
règne du bout des doigts
croit au confort
comme on croyait en Dieu
D'errance en errance digitale
Il rencontre pourtant l'attente, comme avant
la peur, comme avant
la solitude, comme avant
et quand vient l'heure où le monde le rattrape
cet homme,
cet homme si fort avec ses doigts noués aux fils de la modernité,
marmonne sa peur au milieu de larmes salées
comme avant
et meurt
comme toujours
et nu et seul
sans câble pour se retenir
ni machine pour le réchauffer
*Jackson Pollock : Number 8, 1949 (detail)
23:05 Publié dans Poésie au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Poésie




Commentaires
quel talent !
tous les jours , je découvre de jolis textes sur le web.
mais là, je suis émerveillé, vraiment
j'écris aussi, non pas de la poèsie mais des bouts rimés
ou des balourdises , comme je dis.
encore bravo
cordialement
charles
Ecrit par : dubruel charles | jeudi, 31 janvier 2008
voir ci-dessus
Ecrit par : dubruel charles | jeudi, 31 janvier 2008
Celui là me parle bien, image et texte, c'est parfait.
Ecrit par : la Mère Castor | jeudi, 31 janvier 2008
Celui là me parle bien, image et texte, c'est parfait.
Ecrit par : la Mère Castor | jeudi, 31 janvier 2008
Charles, merci
Mère castor, Merci doublement !!
Ecrit par : leila | jeudi, 31 janvier 2008
Quand j'ai découvert l'âge de ce texte je suis restée sans voix. Il aurait pu être écrit hier, et même demain.
Les cables et les ondes d'aujourd'hui, c'est internet.
Combien, quand ils ferment leurs ordis, se retrouvent seuls?
Ecrit par : laouen | vendredi, 01 février 2008
comment ça, l'âte de ce texte ? Je l'ai écrit à noel.
je ne vois pas ce qui te surprend, chère mésange. et oui, bien sur, je visais bien internet et ses réseaux...
Ecrit par : Isabelle M | vendredi, 01 février 2008
Quand texte et image collent bien, l'oiseau n'y retrouve plus ses petits.... Hep, Laouen!!!! Oui, Oui, je sais c'est ton écran qui d*conne...
;-D
Ce texte que j'avais seulement caressé du regard l'autre jour prend la saveur d'aujourd'hui, suite aux commentaires découverts au fond du jardin....
Mon "petit" dernier étant en plein dans la philo, j'ai croisé Nietzsche sur son bureau. Il écrivait: "Ne serait-ce pas l'instinct de la peur qui nous commanderait de connaître? Le ravissement qui accompagne l'acquisition de la connaissance ne serait-il pas la volupté de la sécurité retrouvée?"
Lui, fils de pasteur né au 19ème siècle croyait davantage en Dieu qu'en la technique mais pressentait cette croyance en la science et l'immense espoir soulevé. Les philosophes d'aujourd'hui ne sont pas les philosophes du passé mais la dissertation reste d'actualité sur ces sujets sans que LA réponse diffère d'un pouce.
Tout fini par mourir.
:-)))
Ecrit par : JT | lundi, 04 février 2008
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