samedi, 29 mars 2008
Père envolé...

Père envolé
cendres au vent
L'écoulement confus du temps
tisse des habits rêches pour le fils
La mère porte le voile et doute
et tous perdent le fil de l'âge
dans l'aigu inachevé
Pères enfuis
bercez entre vos mains les pleurs de ceux qui se souviennent !
Le vent ténu des cœurs attise la peine
et c’est morsure de cri d'amour
Dans la folie
dans le courage
se dissout l'innocence
Dans l‘amer des regrets fondent les lendemains
Je verse sur la blessure du fils
le baume des mille et une langues du réconfort
LZ
*Champ de blé au corbeaux, Vincent Van Gogh.
12:18 Publié dans Poésie au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie




Commentaires
On est souvent perdu d'avoir un père dû.
Mais tes mots sont bien trouvés, alors...
Bises
Ecrit par : Martin-Lothar | samedi, 29 mars 2008
Langues du réconfort, vous les maniez avec douceur.
Ecrit par : Dominique Hasselmann | samedi, 29 mars 2008
Pour que s'envolent les enfants, faut-il que les parents restent?
Nous sommes de drôles d'oiseaux, toujours à considérer l'autre...
Ecrit par : JT | mardi, 01 avril 2008
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