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samedi, 19 avril 2008

L'insomnie est ce qui reste

19875181.jpgL’insomnie est ce qui reste
socle dur ou s’érode l’âme

Nuit !
Fissure où file l’eau porcelaine
y plonge la brûlure des cauchemars

Ailleurs fleurissent les îles du sommeil
Cabotage aux frontières corail
Entre mort et lumière

Je songe à des sambouks
dont les voiles s’emplissent du chant des vents
fleurs d’eau sur la peau fragile des mers
mais ici
ne flottent que des poussières de guerre
tout contre le giron de l’effroi

LZ

Peinture de Clive Barker, peintre-auteur-réalisateur- producteur-de-films-et-de-jeux-vidéos d'origine anglaise et vivant aujourd'hui à Los angeles dont je reparlerai ici bientôt, il me faut d'abord finir son livre"Galilée" ...

Commentaires

J'espère que tes insomnies ne vont pas te faire ressembler à ce portrait hein ! Même s'il me plaît bien. Bises

Ecrit par : Martin-Lothar | samedi, 19 avril 2008

L'insomniaque est le monomaniaque du jour : ses 24 heures sont en blanc, car le noir est un tunnel sans éclairage où les rêves sont parfois cauchemars, et où le lendemain transcende trop fortement l'instant présent.

L'insomnie est créatrice, le somnifère mortifère. N'usez surtout pas de ces pilules !

Ecrit par : Dominique Hasselmann | samedi, 19 avril 2008

Martin : Je suis bôôôôcoup plus zolie que ça ! Lui, c'est Christopher Gangrène, Seigneur de Minuit, personnage du roman Abarat, écrit par le même Clive Barker.
Dominique : pas de danger. Les insomnies et moi avons trouvé un rythme de croisière. Elles sont la part sombre de mes nuits blanches... J'écoute ce qu'elles ont à me dire afin de pouvoir dormir à nouveau.

Ecrit par : Leila | dimanche, 20 avril 2008

On peut vivre plusieurs vies dans une nuit, si par bonheur alternent rêves, réveils, demi-sommeils, cauchemars.
L'idéal serait de s'en souvenir mais il semblerait que la machine, dans un programme d'auto-protection, les efface.
Question de survie, sans doute, on ne pourrait sortir indemnes de certains rêves.
L'insomnie, alors, est un refuge. Pas étonnant dans ces conditions que l'esprit y travaille en sur régime: il lutte, en fait.

Ecrit par : Dom A. | dimanche, 20 avril 2008

Trés forte cette illustratiuon en rapport avec le texte. Elle fait frissonner même.

Ecrit par : castor | mardi, 22 avril 2008

MMMh, moi j'apprécie particulièrement le "cabotage aux frontières corail".

Ecrit par : Crooke | vendredi, 25 avril 2008

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