mercredi, 30 juillet 2008
Baies et roses

Baies et roses
mortels jasmins
Sous le feuillage
Le sang des terres
et sous le sang
le goût puissant de la mort
LZ
13:50 Publié dans Poésie au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie
vendredi, 25 juillet 2008
Croisée

Une très jolie femme
Sous ses pieds, le trottoir est de neige
danse de flocons à son cou
sa peau - soie blanche
et ses lèvres sont du sang
Sous son sein
bat le coeur
non à la mort
non à la mort
encore
encore
à chaque seconde
Elle - à portée de regard
de sourire
Dans ses yeux - une danse de pensées étrangères
Brûlure emportée dans le vent des pas
Le trottoir encore, gris
Des flocons de neige pendus en sautoir
Perles trop pures dans les artères du soir
LZ
14:48 Publié dans Poésie au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
jeudi, 24 juillet 2008
Deux choses
Le blog est un laboratoire. En quelque sorte. J'y dépose ce qui s'écrit au fil du temps puis j'oublie les mots.
Sur le blog s'ébauche un recueil. J'aurais aussi bien pu l'appeler "Laboratoire" plutôt que "Coeur de mots", ce qui, avec le recul, fait un peu mièvre, je trouve. Quand sait-on à coup sûr qu'un certain nombre de poèmes constitue un ensemble déterminé, fini ? Surtout, pourquoi le sait-on avec une certitude si forte que s'interroger sur le pourquoi fait presque mal, tant l'évidence est antinomique avec l'explication.
Il y en a pourtant une. Elle est liée à ce qu'on est, ce qu'on vit, la manière dont on change ou ressent les choses. Il y a soudain un grand blanc, un temps ou les mots semblent vidés de leur contenu, où le monde s'éloigne. La perception des choses devient plate et terne, j'ai mal. Je suis à plat, en somme.
Il faut du temps pour que revienne la densité des choses et quand elle est là à nouveau, alors je réalise qu'une page est tournée, que ce qui vient sous ma plume a changé, à mes yeux du moins, que l'écriture elle même commence à emprunter d'autres voies, me laisse différente.

Temps d'insignifiance
Au ceur du bruit
ces noyaux de silence
pépites dures
que les mots ne digèrent pasTemps échu
Temps d'après
Blanc ténu de l'hiverLe silence du fol instant
et moi - muette -
sur le fil du verbe naissantLZ
09:50 Publié dans Poésie au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



